
Un article intéressant dans "Le Monde" d'aujourd'hui (journal qui consacre désormais ses pages 4-5 aux problématiques écologiques) sur la pénurie programmée de lithium (photo: sel de lithium en Bolivie).
Tout le monde applaudit, rassuré à l'idée que le quasi milliard de véhicules carburant aujourd'hui au pétrole vont passer peu à peu à l'électricité. Mais c'est oublier que les batteries électriques parfaites (compactes et légères, puissantes, rechargeables à volonté et donc échappant l'obligation d'être recyclées) n'existeront sans doute jamais.
Le lithium des batteries actuelles (la moins mauvaise technologie actuelle) se trouve en quantité et dans des régions du globe limitées (au Tibet notamment...). Ce métal n'est en outre pas parfait puisqu'il perd de sa capacité d'accumulation au fil des recharges. Dans l'article en question, on estime que quelques millions seulement de véhicules fonctionnant avec ces batteries pourraient être produits avant l'épuisement de ce métal dont le prix a déjà décuplé.
La solution solaire-électrolyse-hydrogène semble donc a priori moins limitée physiquement que celle des accumulateurs.
Ce problème de batteries illustre en tout cas cette sempiternelle illusion héritée du 19e siècle selon laquelle le génie humain trouvera toujours des solutions pour continuer à étendre son emprise sur la planète.
Il faudra pourtant admettre collectivement que tous les transports auront toujours un coût non seulement financier mais aussi écologique, et que la capacité de développement des transports bute sur des limites indépassables.
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