jeudi 9 octobre 2008

Flexibilité variable


Comme toutes les idéologies, le libéralisme prône des valeurs et des qualités qu'il a de la peine lui-même à refléter, telle cette fameuse flexibilité qui revient en boucle dans la bouche des partisans du Divin Marché.


Mais la fle-xi-bi-li-té (comme ils disent avec l'index magistral levé bien haut), c'est seulement fait pour les gueux qu'on crache hors du système comme des noyaux d'olive quand les affaires vont moins bien.


En revanche pas question de flexibilité créative de l'économie. Pas question de prendre en compte le monde réel, c'est-à-dire les impératifs et les équilibres écologiques et sociaux, ni les limites physiques pourtant évidentes de la biosphère. Pensez... cela remettrait en question les fondamentaux (prédation illimitée, inégalité continuelle du niveau de vie entre et parmi les peuples, dévastation aveugle du capital naturel, etc.) du néolibéralisme le plus cynique.


Cette rigidité quasi religieuse risque pourtant d'aboutir à un scénario global cauchemardesque de brisure soudaine: saccages, démolitions, révoltes, révolutions, conflits, guerres généralisées.

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