
La crise écologique en cours a un gros handicap pour être prise au sérieux et engendrer des actes de soin: la dégradation de l'état de la planète est suffisamment lente pour être supportable à l'échelle d'une vie d'homme.
Une crise financière en revanche, même si personne ne se fait jamais d'illusion sur l'autonomie de vol de ce jeu de l'avion global, éclate toujours brutalement. Les dirigeants s'asseyent donc au chevet de la malade et alignent de nouveaux milliards, plus ou moins fictifs, pour accorder un sursis respiratoire et cardiaque à l'obèse moribonde.
Il s'agit pourtant d'un seul et même mal, mais on se contente de n'en soigner que les symptômes et non la cause.
1 commentaire:
et pour continuer dans le champ sémantique médical, les états vont "injecter" des milliards, etc... évidemment, les maladies foudroyantes ont plus de... "force événementielle"?
Enregistrer un commentaire